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Horizon Europe 2021–2024 La non-association est perçue comme un désavantage

Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a publié le rapport succinct intitulé «Non-association de la Suisse à Horizon Europe 2021–2024; Premières appréciations des chercheurs et des entreprises». Ce rapport montre que les chercheuses et chercheurs ainsi que les entreprises ont perçu cette non-association comme un désavantage pour la communauté suisse de recherche et d’innovation (R-I). Ils ont regretté leur exclusion des instruments d’encouragement individuel et des programmes menés dans les domaines stratégiquement importants, ainsi que la perte de possibilités de coordination. Selon les personnes interrogées, les mesures transitoires nationales n’ont pas pu remplacer de manière équivalente les possibilités de participation et de mise en réseau internationales liées à une association. 

Bilatérales Suisse-UE La CdF-N soutient le crédit d’engagement pour Erasmus+

La Commission des finances du Conseil national (CdF-N) recommande, par 18 voix contre 7, d’adopter l’arrêté fédéral 9 concernant le crédit d’engagement pour l’association de la Suisse au programme européen de formation Erasmus+ durant l’année 2027. Pour la majorité de la commission, la Suisse doit pouvoir participer au programme Erasmus+ et ne pas être isolée dans les domaines de la formation et de la recherche. La minorité de commission ne voit aucun avantage à la participation au programme Erasmus+ par rapport à la solution suisse actuelle. Le Conseil national examinera les Bilatérales III lors de la session d’hiver 2026. 

Sommet GESDA Science et diplomatie réunies à Genève

Les 14 et 15 octobre 2026, Genève a accueilli le sixième sommet de la fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA). Le sommet GESDA a été créé par la Confédération en collaboration avec le canton et la ville de Genève. L'objectif de cette rencontre est d'identifier à un stade précoce les avancées scientifiques et technologiques dans les domaines de l'être humain, des machines, de la vie, de la planète et de la société. Elle vise également à promouvoir le dialogue international autour de leurs répercussions sur la société. 

Point de vue

Pour toute la jeunesse !

Johanna Gapany
Conseillère aux Etats, membre du Team politique FUTURE

La Suisse a l’opportunité de se réassocier à Erasmus+ dès 2027. Le crédit-cadre pour la participation de la Suisse à ce programme de l’UE pour l’éducation et la formation, la jeunesse et le sport, est à l’ordre du jour du Conseil des Etats durant la session d’automne, dans le cadre du paquet des «Bilatérales III».

La Suisse n’est plus associée à Erasmus depuis 2014. Entretemps, le programme a changé d’ampleur et de visage. Il ne se limite plus à la mobilité de nos étudiants, mais couvre les besoins de l’ensemble de la jeunesse. Il propose des financements à toutes les organisations du domaine, des mouvements scouts aux organisations sportives et culturelles, en passant par les écoles professionnelles.

La participation à Erasmus+ nécessite un crédit d’engagement de 192 millions de francs pour 2027, soit un financement additionnel de 147 mios. Le montant reflète l’écart entre la solution suisse, focalisée sur la mobilité d’un petit nombre, et Erasmus+, ouvert au plus grand nombre. Cet argent nous reviendra sous la forme de nouveaux financements et de coopérations qui profiteront à la jeunesse helvétique.

Erasmus+ est un investissement dans l’avenir. Dans un monde toujours plus incertain, il nous revient de renforcer la capacité d’adaptation de nos jeunes et de mieux soutenir les personnes et les organisations qui ont la charge d’accompagner leur épanouissement. Erasmus+ est le plus grand programme au monde dans ce domaine. Le Royaume-Uni ne s’y est pas trompé, lui qui a récemment décidé de se réassocier et de débourser un montant de 570 millions de livres sterling pour l’année 2027.