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Ecoles suisses La CSEC-E ouvre la consultation sur la Loi sur les écoles suisses à l’étranger

La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des Etats (CSEC-E) a ouvert la procédure de consultation sur son avant-projet de modification de la Loi sur les écoles suisses à l’étranger. Selon ce projet, les enseignant-es et les responsables d’établissement suisses pourraient, à l’avenir, être engagés de manière centralisée en Suisse et envoyés dans des écoles suisses reconnues à l’étranger. Selon la CSEC-E, cette modification de la loi vise à améliorer les conditions d’engagement des enseignant-es suisses, à faciliter leur recrutement et à favoriser la mobilité. La consultation court jusqu’au 1er novembre 2026. 

Pénurie de médecins swissuniversities publie un rapport sur les études de médecine

swissuniversities a publié un rapport sur les études de médecine. Les directions des universités y recommandent la mise en place d’un nouveau programme spécial afin d’accroître davantage les capacités de formation. Elles préconisent également une harmonisation et une évolution des procédures d’admission. Ce rapport a été rédigé à la suite de l’adoption de plusieurs interventions parlementaires visant à garantir les soins médicaux en Suisse. 

Bilatérales Suisse – UE La CSEC-E se prononce en faveur de l’égalité de traitement des étudiant-es des États membres de l’UE

Dans le cadre des délibérations sur le paquet d’accords Suisse-UE («Bilatérales III»), la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil des États (CSEC-E) s’est penchée sur le principe de l’égalité de traitement des étudiant-es de l’UE dans les hautes écoles suisses. Par 9 voix contre 4, la CSEC-E souhaite fixer, dans le domaine des EPF, le montant des taxes d’études des étudiantes et étudiants issus de pays tiers à au moins trois fois le montant payé par les étudiantes et étudiants suisses et de l’UE. En outre, la CSEC-E recommande, par 11 voix contre 1 et une abstention, d’étendre dans la loi sur les EPF les restrictions d’admission pour les étudiantes et étudiants ayant suivi une formation à l’étranger, pour des raisons de qualité et de financement. Par ailleurs, une majorité de la CSEC-E se prononce en faveur de la prise en charge intégrale des pertes de recettes subies par les hautes écoles cantonales en raison de l’égalité de traitement accordée aux étudiant-es de l’UE. Une minorité souhaite renoncer aux modifications législatives prévues par le Conseil fédéral. 

Point de vue

Davantage de sécurité grâce à la recherche et à l’innovation

Andrea Gmür-Schönenberger
Conseillère aux États, membre du bureau du Team politique FUTURE

Il y a bientôt un an, le Conseil fédéral a approuvé sa stratégie en matière de politique d’armement, qui prévoit d’augmenter les investissements dans la recherche et l’innovation liés à la sécurité. D’ici à 2030, le DDPS devra porter à 2% la part du budget de l’armée consacrée à ce domaine. Afin de mieux exploiter le potentiel technologique disponible en Suisse pour l’armée, la collaboration avec les hautes écoles suisses, les start-up et les PME doit être intensifiée. Concrètement, le DDPS devra mettre en place, d’ici fin 2028, une coopération nouvelle avec le domaine des EPF afin de mieux exploiter les synergies en matière de recherche et d’innovation dans les domaines civil, militaire et à double usage.

En mars, le Conseil des Etats a soutenu une motion demandant la mise en place d’un programme destiné à promouvoir l’innovation dans le domaine de la sécurité. Dès le mois de mai, le DDPS et le domaine des EPF lancent de nouveaux projets de recherche communs. En juillet, Innosuisse et armasuisse publieront un appel à projets sur les technologies à double usage. Cela démontre que la situation géopolitique actuelle impose d’agir sans attendre.
 
Le Conseil fédéral doit tenir compte de cette évolution lors de l’élaboration du message FRI pour les années 2029-2032. D’une part, il convient d'intégrer le domaine de la sécurité et de la défense dans les objectifs de fond. D’autre part, les hautes écoles et les organisations de promotion de la recherche et de l’innovation doivent être dotées des moyens financiers nécessaires. Il s’agit d’un investissement dans la sécurité de notre pays qui renforce également notre autonomie technologique et notre compétitivité.